Blanche Carré Pistollet : « pour moi, Muriel Leonardi est un œil extérieur indispensable »

Blanche Carré Pistollet a intégré l’équipe de France de Dressage l’an passé et a conclu sa première saison de Grand Prix par une sélection européenne aux rênes de son jeune complice Dazzling Kid d’Herbord. La jeune fille avoue que de l’avoir récupéré jeune (après son titre de champion des 6 ans) est un avantage : « j’ai pu grandir avec lui et j’ai la sensation d’avoir une belle marge de progression ».

Visite vétérinaire des championnats d'Europe de Pilisjászfalu : Blanche Carré Pistollet présente son complice Dazzling Kid d’Herbord - ph. Rose Harang
Visite vétérinaire des championnats d’Europe de Pilisjászfalu : Blanche Carré Pistollet présente son complice Dazzling Kid d’Herbord – ph. Rose Harang

C’est avec ce poney,  qui lui est confié par Marine Colmant, gérante des écuries MC Sporteam et coach de plusieurs cavaliers de Grand Prix de CCE, qu’elle tentera à nouveau de s’illustrer en Grand Prix et de briguer deux autres championnats d’Europe. Blanche suit les conseils de sa maman, mais aussi ceux de Muriel Leonardi. Entre stages fédéraux et entrainements individuels sous la houlette de la chef d’équipe, Blanche nous livre son sentiment.

« Muriel Leonardi est venue il y a 3 semaines aux écuries. L’objectif était de me faire travailler avant le CDIP de Sint-Truiden que je devais courir à la mi-avril (ce week-end, mais les cavaliers français ne peuvent s’y rendre, ndlr). Je trouve cette organisation très bénéfique car cela lui permet de voir le poney à la maison, sans stress du concours. Dans d’autres conditions, il peut en effet être différent. Comme elle me voit moins souvent que ma mère qui me fait travailler, cela me permet d’avoir un vrai œil extérieur : elle va me dire où je me situe, les points en progression et ceux qui vont moins bien. Nous travaillons les éléments des différentes reprises et très souvent, je déroule l’Equipe. Je me sens suivie : je suis toujours en contact avec Muriel. J’ai aussi assisté au stage fédéral de février. Ces stages sont un peu différents car ils sont organisés sur plusieurs jours : le premier, nous balayons les points acquis et ceux qui ne le sont pas. Le deuxième jour, nous déroulons. Par exemple, lors du stage de Macon, un juge international (Lionel du Tranoy, ndlr) était là : il nous a fait un debrief juste après notre reprise. Nous avons pu voir le protocole à la fin, comme en inter ; c’est très intéressant ! Si nous laissons tranquille nos poneys après la reprise, lors de la séance du lendemain, nous retravaillons les éléments qui ont posé problème. Nos poneys voient le vétérinaire fédéral également, il va vérifier les flexions, et nous montrer avant les championnats d’Europe comment nous devons nous y prendre pour la visite vétérinaire. Lors de ces rassemblements, j’ai pu rencontrer l’an passé tout le staff fédéral à l’instar d’Emmanuelle Shramm et les cavaliers Juniors et Jeunes cav’ : cela nous permet de nous projeter, de voir le niveau qui nous attend dans quelques années. J’aimerai beaucoup pour ma part poursuivre sur ce circuit Jeunes, mais actuellement, je n’ai pas de cheval, je ne participe qu’au circuit Poney ».

Blanche Carré Pistollet et Dazzling Kid d’Herbord en action sur le rectangle hongrois, lieu de l'échéance européenne de 2020 - ph. Rose Harang
Blanche Carré Pistollet et Dazzling Kid d’Herbord en action sur le rectangle hongrois, lieu de l’échéance européenne de 2020 – ph. Rose Harang

Championnats d’Europe de Pilisjászfalu : la cour des grands

A leur actif, cinq Grands Prix : un petit bagage qui s’est étoffé grâce à leur participation aux championnats d’Europe en 2020. « Une sacrée expérience ! », nous confie Blanche. « Je ne m’étais pas encore présentée sur un concours international, je montais mon poney depuis à peine 1 an : autant dire que j’ai été projeté d’un coup dans la cour des grands ! ». L’amazone a abordé cette compétition comme une autre bien que la concurrence régnante y soit de taille. « Quand je suis partie, je savais que ce n’était pas pour performer, mais pour prendre de l’expérience. Nous avons été un peu déçues car nous aurions pu mieux faire, mais la concurrence étrangère ne m’a pas perturbée. Les allemands, danois et hollandais ont plus de métier. Je les ai observés lors de leur détente, cela ne peut être que bénéfique. J’ai retenu qu’ils n’avaient pas les mêmes méthodes de travail que nous, mais cela reste des poneys qui travaillent très bien et de manière très précise. Je m’attendais à cela. Ces championnats m’ont permis de voir véritablement le niveau attendu en international, ce sur quoi s’attardent les juges : la précision. Nous pouvons grapiller des points assez facilement si nous sommes précis et recevoir aisément un point de plus par figure. Je suis revenue avec beaucoup d’expérience ».

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