Actes vétérinaires assurés ou différés et gynécologie des équidés : l’Ordre National des Vétérinaires et l’AVEF se positionnent

Très régulièrement, l’Ordre National des Vétérinaires met en ligne sur son site web un communiqué concernant les mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus COVID-19. Il prend soin de préciser sur chacun de ses flash infos que les dispositions exposées « sont susceptibles d’évoluer à la lumière de l’évolution de la situation sanitaire ou des constats qui seront fait quant à l’application des mesures prescrites ».
Le terme de « recommandation de bon sens » est très largement utilisé.
Après avoir consulté les différentes parties prenantes, l’Ordre National des Vétérinaires s’est positionné sur les actes prodigués aux équidés devant être assurés ou différés. Il a aussi diffusé des recommandations quant à la spécialité gynécologique.
Ordre National des vétérinaires - COVID 19
Le communiqué n°2, daté du 16 mars 2020, précise notamment la liste indicative des actes relatifs aux équidés et établie selon les préconisations des organisations professionnelles vétérinaires.
 
Les actes devant être différés :
• Visite sanitaire, bilan sanitaire et autre bilan d’élevage
• Atteinte dermatologique sans pronostic vital engagé, ou chronique, ou sans risque contagieux important
• Castration Arthroscopie de convenance qui peut être différée
• Examen de visite d’achat
• Médecine sportive et traitement orthopédique d’entretien
• Boiterie sans suppression d’appui ou chronique stable
• Dentisterie d’entretien y compris dents de loup
• Ostéopathie
 
Les actes ne pouvant pas être différés :
• Colique
• Arthrite septique
• Plaie délabrante
• Plaie avec suspicion d’atteinte de structure à impact vital
• Vaccination grippe rhinopneumonie
• Cheval avec hyperthermie
• Lymphangite
• Ophtalmologie : ulcère, uvéite, plaie…
• Suspicion de gourme
• Myosite
• Choc allergique
• Fourbure aigüe ou d’évolution péjorative
• Boiterie avec suppression d’appui
• Obstétrique et suites obstétricales, surveillance de poulinage
• Troubles respiratoires sérieux
• Epistaxis
• Néonatalogie
• Fracture Arthroscopie pour inflammation articulaire aigüe
 
En ce qui concerne le domaine des productions animales.
Les activités vétérinaires devant être différées :
• Visites sanitaires obligatoires
• Bilans sanitaires et protocoles de soins
• Visites de suivi d’élevage (reproduction, mammites et qualité du lait, parage fonctionnel, parasitisme, gastroentérites néonatales, alimentation, etc.)
• Prophylaxies non urgentes
• Vaccinations non urgentes
 
Les activités vétérinaires ne pouvant pas être différées pour des raisons de risque sanitaire ou d’impact élevé en termes économique ou de bien-être animal :
• Interventions chirurgicales et médicales d’urgence (obstétrique, déplacement de caillette, etc.)
• Soins aux animaux malades
• Prophylaxies : uniquement pour les animaux qui vont être mis au pré pendant la période.
• Vaccinations (primo et rappels) :
– uniquement dans les zones où une maladie sévit de façon endémique ;
– protocoles de vaccination en cours vis à vis d’une maladie réglementée (FCO par exemple)
• Visites d’achat : au regard de la notion de vice rédhibitoire.
 
Concernant la gynécologie des équidés, l’Ordre National des Vétérinaires et l’Association vétérinaire équine française (AVEF) ont indiqué hier (17 mars 2020) que « les actes de gynécologie non urgents, dont les suivis, doivent être suspendus pour les 15 jours à venir, jusqu’au 1er avril 2020 compris ». Leurs présidents précisent que cette recommandation vise en premier lieu « à lutter contre la propagation du virus et ses conséquences délétères en matière de décès des personnes les plus fragiles et à donner le temps à chaque établissement recevant des juments pour des actes de gynécologie de mettre en place les procédures d’application des gestes barrières et de biosécurité ». Des mesures sont mises à l’étude d’ici les 15 prochains jours « pour évaluer les conditions d’une reprise de ces actes dans des conditions de risque maîtrisé, en toute sécurité pour les vétérinaires, les détenteurs des juments et les personnels associés. Un point sera effectué dans une semaine avec toutes les parties prenantes ».
L’activité d’urgence n’est pas concernée. Il s’agit là des actes (obstétriques ou post-partum) pouvant mettre en jeu la santé à long terme ou la survie de la jument ou du poulain.
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