CCIP2* d’Ardingly : « Nous sommes déçus, mais la décision d’annuler le cross est raisonnable »

Les conditions météorologiques ont conduit l’organiseur du CCIP2* d’Ardingly à annuler le cross prévu ce matin.
Jointe par téléphone, Judith Hervieu, la maman de Jonas de Véricourt, nous donne des nouvelles : « Il a plu très fort toute la nuit, le terrain était donc très gras. Il y avait près de 500 partants sur toutes les épreuves ce week-end depuis vendredi : je pense que les organisateurs ont eu peur de labourer le sol et d’avoir un accident. C’est un cross vallonné avec des combinaisons dans les descentes, des trous, des panoramiques ; la décision de ne prendre aucun risque est raisonnée et bien évidemment acceptée de tout le monde ».
La déception est néanmoins présente car pour tout complétiste, l’épreuve de fond est la plus importante, la plus grisante, surtout lorsqu’elle se coure en Angleterre ! Les couples français, très bien positionnés après les deux premiers tests (rappelons que l’hippique s’est couru hier en fin d’après-midi, sur un très joli terrain en herbe, et que les Bleuets détenaient provisoirement les 4 premières places du classement provisoire) avaient une vraie envie de confirmer. « Les conditions internationales étaient en plus très intéressantes. Les installations sont très chouettes et il y avait du monde ».
Louise Perrin et Taleyrac détenaient provisoirement la tête du CCIP d'Ardingly à l'issue du dressage et de l'hippique - ph. Marine Delie
Louise Perrin et Taleyrac détenaient provisoirement la tête du CCIP d’Ardingly à l’issue du dressage et de l’hippique – ph. Marine Delie
Judith, nous a ensuite passé Jonas. Le talentueux cavalier nous a confié que le cross « était assez massif. Nous avons eu une reconnaissance hier : il y avait 2 combinaisons particulièrement difficiles. Certains obstacles ont connu quelques modifications et ont été réadapté. Nous nous sommes levés de bonne heure ce matin pour refaire une reconnaissance, puis nous avons appris, vers 7 heures, par le père de Louise, que le cross était annulé ». Un vrai cross anglais donc, vallonné avec 21 obstacles, soit une trentaine d’efforts, 3120 mètres à courir en 6 minutes.
 
Les tricolores sont donc toujours bloqués sur le site britannique, a priori jusqu’à demain : « Les compagnies de Ferry ne veulent pas transporter les chevaux. Les poneys n’ont pas quitté les lieux. Tout le monde a repris des chambres d’hôtels et les organisateurs, bien évidemment, nous laissent les boxes pour cette nuit ».
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