Francis Rebel nous a quittés

Francis Rebel s’est éteint dans la nuit du 3 au 4 juin à l’âge de soixante-quatorze ans. L’homme aux multiples vies avait été l’entraîneur de l’équipe de France Poneys de saut d’obstacles, de 1990 à 2001.

Panama du Cassou et Simon Delestre avec Francis Rebel - ph. Guillaume Levesque
Francis Rebel, avec Simon Delestre et l’étalon Arabe Panama du Cassou, en 1995 – ph. Guillaume Levesque

Multiples casquettes, multiples vies. Monitorat en poche, passé par l’école du Pin, le Bataillon de Joinville, Francis Rebel fut cavalier de Grand Prix dans les années 70, directeur technique de la Société Hippique Nationale de Fontainebleau, écuyer du Cadre noir de Saumur, responsable du Pôle Equitation au Haras de la Cense, directeur sportif à l’Etrier de Paris… Francis Rebel a aussi entraîné les couples de l’équipe de France Poneys de CSO pendant un peu plus de dix ans, de 1990 à 2001.
L’homme avait en effet été l’un des témoins de l’évolution du circuit Grand Prix Poney, qu’il avait créé (dix à douze étapes à l’époque), avec entre autres, Hervé Halley des Fontaines (président du comité d’organisation de compétitions équestres sur poneys, et qui s’occupait du championnat de France) et le chef de piste Jean Louis. Il retenait, de ses années passées à la tête de l’équipe de France, une formidable aventure avant tout, mais aussi, la difficulté de constituer un véritable quatuor capable de monter sur le podium d’une échéance européenne, tant sur le plan de la qualité des poneys (incomparable à celle d’aujourd’hui) que de l’esprit d’équipe, entre coachs, cavaliers et parents, pourtant indispensable pour être compétitif.

Francis Rebel, à gauche de la photo, prise aussi en 1995 - ph. Guillaume Levesque
Francis Rebel, à gauche. Une photo prise aussi en 1995 – ph. Guillaume Levesque

Véritable homme de cheval, pédagogue, passionné par l’enseignement de l’équitation, la formation des cavaliers et chevaux, Francis Rebel dispensait encore, quelques jours avant son décès, des stages de perfectionnement. Il était aussi concerné par les cavaliers amateurs, les très jeunes petits pilotes (montant des poneys B), « ses mômes » comme il les appelait, que par ceux montant en Grand Prix. Auteur, il avait aussi été l’un des rédacteurs du mensuel Cheval Pratique, en charge de la rubrique CSO. Ses billets d’humeur, dont le titre fut tout trouvé, « L’Humeur REBEL » – sans être rebelle -, reste dans les mémoires comme en témoigne leurs relais sur les réseaux sociaux, en guise d’hommage.

Poney As adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et tous ses proches.

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