Publication des indices génétique et performance pour la saison 2020

Malgré la saison sportive indubitablement perturbée par la crise sanitaire de la Covid-19, la publication des indices de performance des chevaux et poneys a été officialisée. Ce contexte si particulier a conduit le Groupe de Travail « Génétique-Génomique des chevaux et poneys de sport » à prendre en compte cette situation dès le mois d’avril et à étudier différentes hypothèses. La décision de maintenir le calcul des indices sport pour l’année 2020 a été prise courant septembre, en intégrant des corrections. Faisons le point avec Bernard Dumont Saint Priest, ingénieur de développement à l’IFCE.

Clémentine, ici à l'abord du dernier obstacle du Grand Prix du CSIOP de Fontainebleau à la fin aôut, obtient le meilleur indice toutes disciplines confondues, ex eaquo avec une autre monture de l'équipe de l'équipe de France, Callas Rezidal Z. Toutes deux atteignent les 189... Clémentine étant gratifiée d'un Cd de 0,91 contre 0,88 pour Callas - ph. Poney As
Clémentine, ici sous la selle de Lola Brionne à l’abord du dernier obstacle du Grand Prix du CSIOP de Fontainebleau de la fin août, obtient le meilleur indice toutes disciplines confondues, ex æquo avec une autre monture de l’équipe de France, Callas Rezidal Z. Toutes deux atteignent les 189… Clémentine étant gratifiée d’un Cd de 0,91 contre 0,88 pour Callas – ph. Poney As

Les indices sportifs des poneys (IPO, IPC et IPD) sont sortis officiellement la semaine dernière. Avant de publier dans nos colonnes les traditionnels classements, par discipline et tranche d’âges, attardons-nous sur la réflexion menée par le Groupe de Travail « Génétique-Génomique des chevaux et poneys de sport » associant les scientifiques, les représentants des Organismes de Sélection (associations nationales de race) ainsi que les Organismes de Contrôle des Performances (SHF), et l’étude confiée à Anne Ricard, chercheuse IFCE/INRA en génétique des équidés.
Par rapport aux calculs des indices, « trois hypothèses ont été évoquées dès le printemps : la première était de ne rien changer, la deuxième de ne rien publier et la troisième, de publier les indices mais en apportant des modifications dans le mode de calcul. Au final, nous nous sommes entendus pour faire des simulations sur la base de ce qui avait été enregistré à la fin août pour pouvoir prendre une décision », explique Bernard Dumont Saint Priest, ingénieur de développement à l’IFCE. Au regard de cette saison si particulière – écourtée en raison de la crise sanitaire – les compétitions 2020 ont ainsi été analysées et l’impact sur les indices de performances en compétition évalué. Le but était de vérifier si le nombre de compétitions, très amoindries, n’allait pas « induire un biais dans la répartition habituelle des indices », comme l’indique la note publiée sur le site web de l’IFCE. La troisième hypothèse a donc été validée courant septembre. 

Concernant les ordres de grandeur, l’analyse a relevé « une grosse chute du nombre de partants par rapport à l’année précédente de près de 50% toutes disciplines confondues », poursuit-il, avec une baisse du nombre de chevaux et poneys participant à des compétitions de l’ordre de 20% pour le CSO. Comme l’indique la note de l’IFCE : « L’étude a montré qu’en conservant le même processus de calcul des indices, et en ajustant la référence liée au nombre de sorties moyen pour la population étudiée, on obtient une échelle des indices entre les chevaux comparable à celle des années précédentes, pour les épreuves SHF et les épreuves FFE ».
« Nous avons des répartitions presque aussi pertinentes que celles des années précédentes et très comparables, c’est pourquoi nous avons publié les indices. Il y a malgré tout un avertissement, particulièrement sensible chez les poneys à mon avis : le coefficient de détermination. Nous avons une plus grande proportion de poneys pour laquelle le nombre de sorties ne permet pas d’avoir un coefficient de détermination significatif », soulève Bernard Dumont Saint Priest. En somme, lorsque l’indice d’un poney est publié, c’est qu’il est pertinent et représentatif, mais il faut savoir qu’un nombre plus important de poneys n’ont pas eu d’indices car ils n’avaient pas couru assez d’épreuves. Les indices de performance entreront aussi dans le calcul des indices génétiques (BPO pour les poneys) à hauteur de leur fiabilité effective.

A lire la note sur l’impact de la crise sanitaire Covid-19 sur l’indexation sport 2020

Retrouvez cette semaine sur poney-as.com les classements des poneys selon leurs indices sportifs.

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